15h. après un début de journée aussi larvesque que pluvieux, un coup d'oeil par la fenêtre m'informe que le temps est idéal pour aller faire du roller. Soit ! pas besoin de me le dire deux fois (oui, je sais, personne ne me l'a dit ne serait-ce qu'une fois). Déguisé en rollerboy, je glisse vers le centre parisien, la tête offerte au soleil, à l'affut de tout ce qui pourrait rendre cette courte excursion innoubliable. Une petite pause pour photographier cet escalier que je croise si souvent, mais qui m'apparait particulièrement interessant à ce moment. La luminosoté peut-être (pfff, elle est nulle ma photo en plus, c'était bien la peine). En recevant les premières gouttes sur le visage, je m'empresse de ranger mon APN et je file vers le Louvre, slalomant entre les vacanciers qui pressent le pas eux aussi. A peine 50 mètres plus loin, tout s'enchaîne très vite (ça fait un peu cataclisme dit comme ça, c'est marrant) : d'abord des cris d'horreurs et des hurlements jaillissent en masse derrière moi (je n'exagère même pas), puis, le temps que je fasse la mise au point, un véritable rideau de pluie net et dense se dessine. 5 secondes plus tard, je me retrouve plaqué contre un mur. A côté de moi, une vieille dame, et une autre plus jeune. On échange nos impressions de surprise. La jeune prend enfin le temps d'ouvrir son parapluie, car finalement notre protection contre les gouttes monstrueuses qui battent le macadam est plutôt symbolique. La vieille s'installe sous le parapluie, en toute simplicité. Les gens sortis de leur routine quotidienne paraissent tellement plus humain. On a l'air vraiment con, d'autant plus qu'en face de nous de l'autre coté de la rue, ils sont bien à l'abris, mais on sourit quand même. Ca l'air de se clamer, aller hop, on traverse. Je réalise tout de suite pourquoi le roller est déconseillé par temps de pluie. Enfin à l'abris, tout dégoulinant. Tout le monde sourit, complice de ce qu'on vient de vivre. Je me sens bien. Voilà c'est fini on dirait. Quelques photos pour completer ma gallerie de parapluies (le touriste en short et tongs sous son parapluie, c'est la classe ^^. Tiens d'ailleurs, pourquoi ils ont tous leur parapluie ces gens, je comprends pas il faisait super beau !) et puis une partie de DDR à la tête dans les nuages histoire de faire du sport, c'était à moitié le but. Metro, je rentre.
Déluge
jeudi 19 août 2004 à 20:30
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